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Nos smartphones contribueront-ils à faire décoller la signature électronique ?


Alors que la dématérialisation gagne chaque jour un peu plus de terrain, le recours à la signature électronique reste à la traîne et ne progresse pas à la même vitesse. Au quotidien, si tout le monde peut comprendre aisément le bénéfice de disposer de ses documents importants en version numérique, sur son ordinateur personnel, les serveurs de son organisation ou sur un cloud public ou privé, de nombreux utilisateurs continuent d’être réticents vis-à-vis de la signature électronique, soit parce qu’ils ne comprennent pas l’importance de disposer d’un certificat électronique personnel fiable, soit parce qu’ils sont dubitatifs pour appréhender la valeur légale procurée par la technologie, soit encore parce que l’acte lui-même est perçu comme complexe à mettre en œuvre.

L’ensemble de ces freins au recours à la signature électronique pourrait bien disparaître avec la prolifération des smartphones et les usages qui en découlent.

Au-delà de devenir indispensables à des millions d’utilisateurs, et même si les derniers chiffres disponibles font état d’une stagnation du marché mondial sans doute due à une maturité qui freine les achats neufs et les renouvellements, les smartphones sont par nature et par destination des outils beaucoup plus fréquemment utilisés pour effectuer des transactions de bout en bout.

Parce que les utilisateurs sont en situation de mobilité sans possibilité d’avoir recours au papier, parce que la taille de l’écran rend l’interface prépondérante, toutes les applications sont conçues avec l’impératif ergonomique de fluidifier des processus entièrement dématérialisés et ce, jusqu’à la signature.

Deux éléments clés du processus de signature électronique favorisent ces développements : l’authentification forte de l’utilisateur et le recueil de son consentement.

Les mécanismes d’authentification du signataire avec son smartphone sont supérieurs à ceux traditionnellement constatés sur un poste de travail : un smartphone n’est que très rarement partagé, et est souvent verrouillé par un code d’accès. Qui plus est, un code de signature envoyé par SMS ou une connexion par mot de passe à une application spécifique peuvent permettre de s’assurer que le smartphone est bien celui associé au signataire.

Du côté du recueil du consentement au moment de la signature du document, le smartphone offre de nombreux atouts : en détachant le consentement de la visualisation du document lui-même, on renforce la vigilance du signataire souvent émoussée par des clics successifs sur des boutons « Suivant » ; de plus l’interface simplifiée offerte par un smartphone et la nécessité de montrer l’essentiel (un montant, une référence de transaction, un nom de fichier, etc.), réduit les risques de détachement de l’utilisateur au profit d’autres informations qui viendraient perturber son attention.

En marge de l’informatique bureautique traditionnelle, le smartphone semble idéalement positionné pour devenir le « compagnon » de prédilection des processus de signature électronique. C’est dans cet esprit que Lex Persona a conçu et développé une toute nouvelle technologie dont nous annoncerons prochainement la disponibilité : ODISIA, pour Open DIgital SIgnature Architecture.

ODISIA introduit un logiciel de signature indépendant. C’est en quelque sorte un « compagnon de signature » qui dialogue avec l’application métier par le biais d’un « broker » de signature qui prend en charge l’identité du signataire à contacter, le format de signature électronique attendu, les documents à signer, le type de certificat exigé, etc. Lex Persona vous donne rendez-vous le jeudi 23 juin 2016 pour vous en dire plus sur le potentiel de l’innovation qui sera commercialisée.

On le voit bien, l’utilisation du smartphone est très prometteuse pour le développement de la signature électronique. Non seulement l’outil lui-même est fait pour ça mais le plus intéressant est que les utilisateurs sont déjà familiarisés avec son utilisation dans un cadre transactionnel. Il n’y a donc plus aucun frein psychologique ou technologique et c’est sans doute la combinaison de ces deux éléments qui manquait aux usages de la signature électronique pour se développer de manière significative.